Quand les liens s’éloignent!
- 27 avr.
- 1 min de lecture
Il y a des distances qui ne font pas de bruit.
Elles ne claquent pas comme une porte.
Elles s’installent doucement,
comme une marée qui se retire sans que l’on s’en aperçoive tout de suite.
Les regards se croisent moins.
Les mots deviennent plus rares.
Les silences s’allongent.
Et le cœur, lui, ressent tout.
Quand les liens s’éloignent, ce n’est pas toujours un échec.
Parfois, c’est un mouvement de la vie.
Une mue invisible.
Une invitation à grandir autrement.
On voudrait retenir.
Expliquer.
Réparer.
Mais certains liens ne se brisent pas :
ils changent de forme.
Ce qui était quotidien devient souvenir.
Ce qui était présence devient trace.
Et dans cette transformation, il y a une forme de beauté fragile.
S’éloigner ne veut pas dire effacer.
Ce qui a été vrai reste inscrit.
Dans le corps.
Dans la mémoire.
Dans la manière dont on aime ensuite.
Il faut du courage pour laisser partir sans se fermer.
Pour accepter que tout ne soit pas éternel dans la forme,
mais peut-être éternel dans l’empreinte.
Les liens qui s’éloignent nous apprennent la délicatesse.
Ils nous apprennent à aimer sans posséder.
À bénir sans retenir.
À remercier même quand ça fait un peu mal.
Et peut-être qu’au fond,
chaque éloignement nous rapproche un peu plus de nous-mêmes.
De notre vérité.
De notre capacité à aimer librement.
Car rien de ce qui a été vécu avec sincérité ne se perd.
Cela se transforme.
Et continue de vibrer, autrement.

Sonia Piotto, Avril 2026 Centre Natur'Elle Kinésiologie



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